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William Edel sur la politique RSE de Wagram Voyages
Entreprise

William Edel : “ Wagram Voyages attire les talents grâce au RSE”

Attirer les talents grâce à la RSE, est-ce que ça fonctionne ? C’est l’objet de notre discussion avec le DRH de la semaine : William Edel pour l’agence de voyage d’affaires Wagram Voyages. 

Erwan : William Edel, vous êtes le PDG de Wagram Voyages,  également en charge des ressources humaines. Wagram Voyages, en un mot, est un spécialiste des voyages d’entreprise et des voyages d’affaires.

William Edel : Oui c’est une agence de voyages d’affaires qui facilite la vie de ses clients en gérant leurs déplacements professionnels et en leur donnant du sens.

Erwan : C’est une entreprise familiale ? 

William Edel : Oui l’entreprise  a été créée par mon père, George Edel, il y a 40 ans et que j’ai repris il y a quelques années. 

Erwan :  Une entreprise avec des valeurs cardinales de bien-être que vous avez aussi voulu mettre au cœur de votre ADN, c’est ce que vous mettez en avant. Je e suis allé voir aussi les offres d’emploi de votre agence, et à chaque fois  c’est l’idée qui revient dans ces offres. 

William Edel : C’est important. Il y a quelques jours, je rencontrais une collaboratrice qui est chez nous depuis 35 ans ! Elle est arrivée chez nous, recrutée par mon père, justement, qui avait créé cette agence familiale une cinquantaine d’années. Et aujourd’hui, elle est encore là. Donc elle travaille avec moi. Elle a travaillé avec mon père avec confiance. La confiance, c’est le maître-mot dans les relations qu’il peut y avoir entre des collaborateurs et leurs employeurs. Et derrière, cela influence positivement la relation-client.  Les clients  doivent évidemment, être satisfaits, être heureux. Et cela passe par des collaborateurs heureux. Alors c’est un peu le monde des Bisounours que je vous raconte mais… c’est vrai !

Erwan : Mais est-ce que c’est un objectif, par exemple, de garder les talents, de faire en sorte qu’ils restent le plus longtemps possible ? Ou est-ce que vous saluez aussi le turnover, le renouveau dans vos équipes ? 

William Edel : – Garder les talents, c’est majeur. C’est vrai que Catherine, qui est là depuis 35 ans, en est l’illustration parfaite de cette qualité de vie au travail qu’on peut avoir chez Wagram Voyages. Si on veut un client heureux, il faut un collaborateur heureux. Et ça passe par le fait de les impliquer, de les responsabiliser et de donner du sens à leurs actions. 

Erwan : Et de maintenir l’implication sur la longueur aussi ?

William  Edel : Oui, on les responsabilise en leur donnant des rôles, des missions… C’est par exemple un responsable de la Green Team qui se réunit chez nous tous les mois…

Erwan : Ce sont d’ailleurs des postes nouveaux…

William Edel : Oui, pendant le covid, on a transformé l’entreprise, et donc cette Green Team est arrivée, ainsi qu’un Comité des fêtes. C’est vrai que cela à transformé beaucoup de choses. Cela responsabilise les gens, cela les rend heureux et fiers d’appartenir à la société. 

Erwan : Que fait-on dans cette Green Team ?

William Edel : Alors cette Green Team,  établit des plans d’actions pour savoir comment améliorer notre bilan carbone ou comment améliorer la relation avec nos clients sur les problématiques d’éco-responsabilités. 

Erwan : Donc c’est quand même assez fourni et ça va assez loin… Alors que, en même temps,   vous êtes dans une industrie polluante et qui a été beaucoup décriée ces derniers temps. N’y a-t-il pas un côté schizophrène à mettre la RSE au cœur de votre politique RH ? Comment arrivez-vous à le justifier ?

William Edel : Ah, il faut savoir que quand un voyageur d’affaires parcours 1000 km avec nous. On plante un arbre. On a des dizaines de milliers de voyageurs d’affaires et qui font des millions de kilomètres en avion. Du coup, on a des dizaines de milliers d’arbres qui sont plantés chaque année. C’est le côté vertueux, si je puis dire.

Erwan : C’est de la compensation. Beaucoup d’entreprises le font aujourd’hui. On attend aussi d’aller plus loin…

William Edel : C’est la réduction d’impact. La semaine dernière, je discutais avec un industriel qui est un de nos clients.  Il me disait :” Je dois aller à Sao Paulo pour défendre un projet dans le cadre d’un appel d’offres international. Je dois amener quatre ingénieurs là-bas, à Sao Paulo.  C’est une industrie très pointue. Ils fabriquent des turbines en France dans une usine de 200 personnes. “Sii je ne vais pas là-bas défendre mon projet et montrer mon savoir-faire et porter le projet, je ne vais pas gagner le marché, me dit cet industriel.  Si c’est le cas, mon industrie qui est basé en France risque de capoter. Les 200 personnes qui travaillent dans cette industrie, finalement, risquent de se retrouver au chômage. Et c’est 200 familles qui seraient  touchées”. 

Ce n’est pas si simple en fait… On ne peut pas dire : “Le voyage c’est mal !” Derrière, il y a une problématique humaine. 

Erwan : C’est vrai  on sait qu’un certain nombre d’autres activités  ont beaucoup souffert pendant le COVID, avec le confinement, avec l’arrêt, justement des voyages d’affaires… Est-ce qu’aujourd’hui, on a autant envie de rejoindre une entreprise comme la vôtre que par le passé ? 

William Edel : En fait, je pense qu’il faut au-delà de la mission, au-delà du contrat de travail. qu’on peut proposer. Il faut qu’il y ait une sorte d’écosystème de valeur. Il faut qu’il y ait du sens à ce qu’on propose. Aujourd’hui, Wagram Voyages a un partenariat, justement avec une société qui nous permet de développer les forêts françaises, dans le Morbihan. On a notre forêt, notre forêt Wagram. Cette forêt, ces arbres, ensuite, sont donnés à nos clients qui les achètent obligatoirement. C’est vrai qu’on ne leur laisse pas le choix. It’s not an option, comme on dit en anglais, ils achètent ses arbres et ce sont des actifs écologiques et économiques. C’est un ensemble de valeurs qui sont vitales si on veut donner du sens à l’action – au-delà du contrat de travail pur et dur.

Erwan : Alors, avec quel acteur allez-vous travailler, justement pour planter des arbres ?

William Edel : Nous avons un partenariat avec EcoTree qui est une société très sérieuse. On  a aussi nos conseillers voyage qui sont formés à proposer, par exemple, le train quand on peut le proposer le train sur des destinations comme Bordeaux, Nantes ou Marseille. C’est vital parce que le train pollue 100 fois moins que l’avion. Ensuite, on a les vols directs parce que souvent vous pouvez aller à New York, vous pouvez faire à Paris New York en passant par Madrid ou en passant par Lisbonne et ça, évidemment, c’est moins cher- de 20 à 30%. Mais cela pollue beaucoup plus…

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